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Sur la Grande Place de Vaulx-en-Velin

vendredi 30 septembre 2016, par Gisèle Montagnon

Les élèves ont travaillé en petits groupes, et sans se concerter au préalable, ils ont choisi de situer le début de leur histoire sur la Grande place de Vaulx-en-Velin.

En 1914, Vaulx-en-Velin est un village entouré de champs peuplé de « 1315 âmes et d’un troupeau de 1166 bovins » (Jean PERRET, 1937). Les activités agricoles permettent de fournir en céréales, en légumes et en lait les habitants de Lyon tout proche.

Depuis la fin du XIX° siècle, la Société des Forces motrices du Rhône a construit le canal de Jonage : la majeure partie de Vaulx-en-Velin est devenue une île artificielle entre le Rhône et le canal.

Le territoire de notre collège, la Poudrette, doit son nom à l’usine qui fabriquait depuis 1842 de la poudrette, un engrais très recherché pour les cultures. Ces terrains se trouvent séparés du reste du village par le canal de Jonage : c’est Vaulx-Sud.
Après la première guerre mondiale l’usine d’engrais ferme ses portes et c’est une très grande usine de textile artificiel qui vient s’installer à Vaulx-Sud avec sa cité-jardin qui donne le départ de l’urbanisation. Les élèves ont bien du mal à imaginer leur quartier sans la TASE, sans l’environnement familier de la ville.

C’est donc sur la Grande Place de Vaulx-en-Velin village que tout le monde se retrouve et que l’histoire commence. C’était ici, en 1914, ...

Il y aura une héroïne, scolarisée à l’école de filles au moment où son frère aîné apprend qu’il doit partir pour la guerre qui vient d’éclater.
Il y aura le tramway qui arrive sur la Grande Place de Vaulx depuis 1903. C’est la ligne 27 de la Compagnie lyonnaise de tramways (CLT), devenue Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon (OTL) qui circule entre les Cordeliers, Croix-Luizet et Vaulx-en-Velin.
Elle permet aux paysans de Vaulx-en-Velin d’aller vendre directement légumes et lait sur les marchés de Lyon. Le dimanche, elle transporte les citadins venus prendre le bon air de la campagne sur les bords du Rhône ou se distraire à l’hippodrome.

Il y aura aussi … des recherches à compléter, le délai était bien court pour cette première consigne ! mais l’aventure ne fait que commencer et nous avons plein d’idées.

Messages

  • Bonjour à vous.
    Et oui, c’est difficile d’imaginer votre lieu de vie, votre quartier sans ce qui le constitue aujourd’hui. Vous savez le XX° siècle est porteur de changements immenses. Des champs qui sont devenus une ville... Vaulx-en-Velin, un petit village agricole qui fournissait les habitants de Lyon et alentours…Vaulx-en-Velin, un petit village métamorphosé par l’industrialisation, la canalisation du Rhône et l’urbanisation…on passe de 1300 habitants à plus de 44 000 entre 1914 et aujourd’hui, imaginez-vous cela ?
    Et le sud de la ville, votre quartier est probablement celui qui a connu le plus de mutations. Ainsi, vous avez décidé que votre histoire commencerait sur la grande place. Je vois que vous avez déjà imaginé une histoire et des personnages, c’est très bien mais je ne commente pas encore car c’est la consigne 2. En tous cas, cela donne envie de connaître la suite. Mais revenons un instant sur cette grande place, d’accord ?
    Je pense que c’est un bon choix. En 1914, les moyens de communication ne sont pas ceux d’aujourd’hui, loin s’en faut. Alors une grande place avec son terminus de tram, ses commerces, ses écoles…est un lieu privilégié pour connaître, discuter, échanger sur ce qui se passe ailleurs. Et en 1914, il s’en passe des choses !
    Imaginez ces Vaudais de l’époque qui passent sur la place parce qu’ils reviennent de la ville par le tram, parce qu’ils vont « boire un coup » après la dure journée de labeur, parce qu’ils reviennent de la ballade dominicale à l’hippodrome ou sur les berges du Rhône, imaginez ces enfants qui vont à l’école : ils n’étaient pas ensemble, filles et garçons mais ils avaient la chance d’être scolarisés, ce n’était pas si vieux de pouvoir aller à l’école !
    Imaginez cette place en 1914 en pleine effervescence parce que ça y est, c’est fait : la guerre est déclarée, l’ordre de mobilisation est réel, une affiche sous leurs yeux ! Le président Poincaré à fait placarder le message suivant « la mobilisation n’est pas la guerre. Dans les circonstances présentes, elle apparaît au contraire comme le seul moyen de sauver la paix » mais cela suffira- t-il à rassurer ces Vaudais qui se croisent sur la grande place ? Oui, ils la sentaient venir cette guerre depuis quelques semaines, ils l’attendaient, d’ailleurs on leur a dit qu’elle est légitime, que c’est la juste revanche de 1870, qu’elle sera courte et victorieuse mais que pensent-ils au fond d’eux, ces Vaudais sur la grande place ? Ne sont-ils pas effrayés par ce qui arrive ? Parce qu’on est presque toujours une mère, une sœur, un frère ou un père quand les armes se mettent à parler et que les jeunes hommes partent.
    Je vous félicite les scénaristes pour ce beau travail, je sais que vous avez eu peu de temps mais vous avez assuré et j’attends la suite avec impatience.
    David Rosset

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